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Par Astrid Saint Auguste le 23.11.2020 à 15h01 Abonnés

REVUE DE PRESSE AFRIQUE. Le Nigeria vient de présenter son projet de construction d'un musée à Benin City pour y exposer les œuvres de l'ancien royaume du Bénin et espère à cette occasion pouvoir récupérer les bronzes pillés au XIXe siècle par les Britanniques lors de l'invasion de1897 et aujourd'hui disséminés dans toute l'Europe.

Un bronze du Bénin, exposé au British Museum. Cette catégorie d'oeuvres a été pillée à l'ancien Royaume du Bénin par l'armée britannique en 1897 : sa restitution fait aujourd'hui l'objet de négociations entre le Nigéria et le Royaum-Uni.

Alors qu’en France, le débat sur du retour de biens culturels au Bénin et au Sénégal piétine, au Nigeria, a été annoncée le 13 novembre 2020 avec beaucoup de battage médiatique la construction d’un musée à Benin City, au sud du pays. La ville, anciennement nommée Edo, était la capitale du royaume du Bénin depuis le XIe siècle – à ne pas confondre avec l’actuel Bénin, situé lui à l’ouest du Nigeria. Pour le quotidien britannique The Guardian, il ne fait pas de doute que cette future institution muséale facilitera les négociations en cours entre le Royaume-Uni et le Nigeria sur une autre demande de restitution d’artefacts historiques, les bronzes du Bénin. Ces plaques de bronze étaient accrochées sur des poteaux autour du palais du souverain à Edo jusqu’au XIXe siècle. Les sculptures en ronde bosse représentaient des personnages et animaux, elles avaient des fonctions rituelles et mémorielles liées à la royauté.  En 1897, la ville est réduite à néant par les troupes britanniques, après avoir été pillée. Les bronzes sont emmenés dans les bagages des pilleurs, beaucoup intègrent les collections du British Museum qui en possède 900. Soldats et officiers ont également emporté dans leur foyer un ou plusieurs de ces objets, redistribués après le sac selon leur rang militaire. Le Guardian relatait en 2019 la restitution d’objets par un particulier britannique, le petit-fils d’un officier ayant participé au pillage de 1897. Aujourd’hui, le Nigeria possède une petite collection de ces artefacts éparpillés à travers le monde, le pays espère revoir ce patrimoine par le biais des restitutions mais aussi des prêts effectués par les musées occidentaux. Un musée construit de surcroît par une star de l’architecture mondiale à Benin City — l’architecte britannique d’origine ghanéenne David Adjaye — serait l’écrin idéal pour le retour de ces trésors.

Alors qu’en France, le débat sur du retour de biens culturels au Bénin et au Sénégal piétine, au Nigeria, a été annoncée le 13 novembre 2020 avec beaucoup de battage médiatique la construction d’un musée à Benin City, au sud du pays. La ville, anciennement nommée Edo, était la capitale du royaume du Bénin depuis le XIe siècle – à ne pas confondre avec l’actuel Bénin, situé lui à l’ouest du Nigeria. Pour le quotidien britannique The Guardian, il ne fait pas de doute que cette future institution muséale facilitera les négociations en cours entre le Royaume-Uni et le Nigeria sur une autre demande de restitution d’artefacts historiques, les bronzes du Bénin. Ces plaques de bronze étaient accrochées sur des poteaux autour du palais du souverain à Edo jusqu’au XIXe siècle. Les sculptures en ronde bosse représentaient des personnages et animaux, elles avaient des fonctions rituelles et mémorielles liées à la royauté.  En 1897, la ville est réduite à néant par les troupes britanniques, après avoir été pillée. Les bronzes sont emmenés dans les bagages des pilleurs, beaucoup intègrent les collections du British Museum qui en possède 900. Soldats et officiers ont également emporté dans leur foyer un ou plusieurs de ces objets, redistribués après le sac selon leur rang militaire. Le Guardian relatait en 2019 la restitution d’objets par un particulier britannique, le petit-fils d’un officier ayant participé au pillage de 1897. Aujourd’hui, le Nigeria possède une petite collection de ces artefacts éparpillés à travers le monde, le pays espère revoir ce patrimoine par le biais des restitutions mais aussi des prêts effectués par les musées occidentaux. Un musée construit de surcroît par une star de l’architecture mondiale à Benin City — l’architecte britannique d’origine ghanéenne David Adjaye — serait l’écrin idéal pour le retour de ces trésors. Le musée se construirait de surcroît autour d’un site archéologique dont les fouilles n’ont pas encore commencé. Le projet devrait durer cinq ans et se propose de restituer à la mémoire collective l'ancienne capitale du royaume du Bénin.

En moins de 100 ans, le crapaud guttural (Sclerophrys gutturalis) a pris ses aises sur les îles Maurice et de La Réunion. Il y avait été introduit en 1922 sur la première et 1927, sur la seconde. À Maurice, c’est un employé du port de Port-Louis qui l’avait amené afin que le batracien devienne le prédateur d’une variété de coléoptères, nuisibles des plantations de cannes à sucre de l’île. La tentative de biocontrôle a échoué, explique James Baxer-Gilbert, biologiste spécialiste des espèces invasives, dans un article pour le site de vulgarisation scientifique The Conversation. Le prédateur s'est multiplié. En moins d’un siècle, l'espèce invasive a eu un impact désastreux sur la biodiversité de l’île Maurice. La dissection de plusieurs centaines de crapauds confirme cette intuition. Le contenu de leur estomac a recelé pas moins de 3000 espèces d’invertébrés: des escargots, des insectes, des araignées, et des vers de terre. Parmi eux, 13 espèces d’escargots qui pour la plupart sont endémiques à Maurice et considérées comme vulnérables selon la terminologie de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Et plus troublant encore, parmi les reliefs de repas, les chercheurs sont tombés sur une espèce “Lazare” : Omphalotropis plicosa, petit escargot que l’on croyait complètement disparu, puis qui a été “retrouvé” tout en restant “en danger critique d'extinction”. L'escargot endémique de l'île est hélas au menu du batracien.

Une étude du WWF, parue en février 2020, alertait déjà : si Madagascar ne fait rien pour son environnement, l'île perdra 4,2% de son PIB d’ici à 2030. Une personne sur cinq meurt à cause d’un environnement dégradé à Madagascar. Une journée de conférences, rapportée par la correspondante de la radio française RFI, a permis de faire le point sur la pollution de l’air et des sols qui frappent plusieurs points du territoire. Un chercheur français du Cirad fait état d’une étude menée depuis 2016 sur l’accumulation de métaux lourds chez les poissons de rizières. Ces étendues cultivées se situent à l’intérieur de la capitale et jusqu’à 10 km autour de celle-ci. Les eaux usées issues d’usages industriels et domestiques ne sont pas retraitées. Elles s’ajoutent aux pluies et se retrouvent par ruissellement et le jeu des canalisations d’évacuations dans une étendue d’eau, le marais Masay, qui alimente les espaces dévolus à l’agriculture urbaine. Aux pollutions au plomb et métaux lourds de la ville, s’ajoute la pollution aux pesticides en milieu rural. Ces derniers provoquent “des mutations génétiques sur les cellules du riz, de l’oignon et du sang des poissons”, explique le compte-rendu de RFI. Sur le plan de la qualité de l’air ce n’est pas mieux. L’organisme malgache chargé de la surveillance de celle-ci, l'Institut national des sciences et techniques nucléaires estime qu’entre 2015 et 2017, la pollution a empiré. En cause, la circulation automobile et les véhicules d’occasion polluants, importés d’Europe, dont les émissions de particules instaurent des niveaux de pollution quotidiens “3 à 4 fois supérieur aux normes de l’OMS”. Le pays, très pauvre, pourra-t-il renverser le processus de dégradation environnementale? Il y a une semaine, le gouvernement a annoncé par le truchement de sa ministre de l'Environnement son intention d'installer une "task force" interministérielle contre la pollution.

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